Bobux fourrés pour un bébé
d'hiver
Un zébuhamac pour bercer bébé :
Une chaise Tripp Trapp de
STOOKE
Une couverture toute douce en coton bio
Un carillon Shanti, en souvenir
Un
tricycle qui se transforme en draisienne, je l'ai testé, il est génial
Des petits biscuits goûtés à Noël en Suisse. Un délice.
Voilà enfin la recette tant attendue du Chicken Curry de Wilson.
Quand j'avais 8 ou 9 ans, les petits week-ends avec mes parents pendant les vacances de Noël, on laissait le bébé aux grands-parents et on prenait le ferry à Calais. Ensuite, mon père qui
roulait à gauche comme un chef, les nuits dans les bed&breakfast, le stock de savons Pears, de boîtes de cheesecake en poudre et les Quality Street. Et la visite de
Madame Tussauds.
Les années fac, l'Eurostar qui remplace le ferry, une amie-chérie qui
étudie à Cambridge, se balader dans cette ville du Moyen-âge et rêver d'y étudier, constituer tout un dossier d'admission, PhD en perspective, et puis, un boulot d'instit' qui se profile à
l'horizon, un jeune-homme qui pourrait bien devenir l'HDMV et plus du tout envie de s'expatrier.
Et bien pour moi, c'est à peu près ce qu'il s'est passé et depuis vendredi dernier, je me sens redevenir femme et non plus simplement mère, bien que pour les kilos en trop, les traces des
grossesses aient fait des ravages, mais c'est un autre sujet. En effet, après ce temps béni de l'attente, où l'on sent ce bébé encore inconnu bouger. Où le je est un peu flou, puisqu'on
est deux sans être nous. Après ce rite initiatique où la douleur immense, qui vient à chaque contraction, qu'on ne peut pas repousser, que les autres ne peuvent pas partager. Et puis
après, cette eau qui s'échappe, quelques minutes et le bébé est là, je n'ai plus mal, c'est fini, mon bébé est là. Et ensuite, ce temps où le corps somnole, où les hormones dominent, où
l'allaitement est omniprésent. Pas de rythme, celui du bébé est anarchique, pas de lunes, sommeil haché, siestes grappillées dans la journée. Et puis un jour, le bébé commence à manger, à manger
quelque chose qui ne vient pas de nous, et le pire, c'est qu'il apprécie. Un biscuit, un fruit, une purée. Et quelquefois des miettes, car ce bébé est à quatre pattes. Comme un nouveau printemps,
comme une nature qui s'éveille, un flot qui s'écoule. Qui aurait pu donner la vie, mais non, ce sera pour la prochaine fois, ou pour la fois suivante encore. Encore un peu de temps. Un bébé, même
à 9 mois, est encore petit. Encore un peu de temps pour lui. Pour le porter, pour le câliner, pour l'allaiter, pour le voir s'éveiller comme une fleur qui s'ouvre et qui nous montre ses pétales,
un à un, chaque fois plus beau que le précédent. Faut-il le regretter, ce temps hors du temps où l'on est tout à son bébé ? Non, je ne le crois pas, pour moi, il a fallu 9 mois, c'était plus que
la dernière fois, mais je l'ai pris comme un cadeau, comme une parenthèse dorée, pour moi et mon bébé. Depuis vendredi, la petite coupe est réapparue, elle était la bienvenue, son heure était
venue.