Notre D-Day

Publié le par Isabelle95

A l'occasion d'une cérémonie dans la famille de l'HDMV, à Caen, ce dimanche, nous avons opté pour un départ anticipé de 24h afin de visiter les plages du Débarquement, quoi de mieux en cet anniversaire des 70 ans du D-Day ? Et pourquoi pas aussi le Mémorial de Caen puisque notre hôtel était en face ?

On a décidé de partir "tôt" le samedi matin afin de voyager à la fraîche et de passer un maximum de temps à faire du tourisme. Sans compter le petit détour par N. pour prendre le frère de l'HDMV dans notre voiture. Mais un voyage culturel avec une famille nombreuse, un homme fâché avec le GPS, une femme hystérique quand le parcours du GPS n'est pas suivi à la lettre, quatre enfants très peu motivés (rappelez-vous Londres, ce qu'ils avaient préféré, c'était le Burgur King:-( et un tonton, ça donne une journée à la plage à pique-niquer et à faire des châteaux de sable.

Alors, pour un voyage culturel idéal, je recommande :

- du pain frais acheté à la boulangerie de Maison-la-forêt (avant de repasser à la maison chercher le téléphone du tonton sur internet alors qu'il était DEJA enregistré sur le téléphone portable) NO COMMENT.

- 1 pot de Nutella d'1 kg (on ne se refait pas).

- un petit-déjeuner sur l'A86 : rien de mieux pour comprendre comment les GI se restauraient dans leur tank.

- un arrêt à la plage de JUNO BEACH (je traduis pour les non-anglophones : Hermanville-sur-Mer).

- un débarquement du tank avec le bardas, les mitraillettes, les lance-roquettes et les fils barbelés. Donc, pour nous : le sac de serviettes + maillots, le sac de seaux et de pelles, le sacs de Crocs, les frites, le sac Picard avec les provisions de munitions et la crème solaire (= gilet pare-balles).

- un déploiement harmonieux sur Juno Beach ( à moins que ce ne soit Sword Beach ?!?), pas trop loin des toilettes publiques et de la poubelle, c'est-à-dire : 6 serviettes + un tapis de plage en paille de riz datant de Mathusalem (pensez-vous, l'HDMV l'a apporté en dot de son 9-3 natal en l'an 2001 et on se le trimballe tous les étés depuis), soit toute la flotte britannique étalée dans toute sa puissance.

- re-sandwiches avec, cette fois-ci, du pain acheté en pays normand, comme quoi, qui a dit que les américains ne s'étaient pas fondus dans le paysage local afin de s'intégrer ? A NOTER : le jambon et le Bousrin remplacent le Nutella.

- les soldats ont accepté BRA-VE-MENT de se passer de café pour ce déjeuner sur le pouce car l'heure était grave : déjà 1/3 de pertes dans le régiment (= traduction : un château de sable éboulé sous la marée montante et une princesse ensablée).

CONCLUSION : le 5ème régiment de la 3ème DB a réussi son entrée en Normandie et est arrivé fourbu à 18h à sa base dans les terres (=l'hôtel) afin de décrasser les uniformes (= tout le monde à la douche), réviser et astiquer le matériel (= regarder la télé) et reprendre des forces avant la marche sur Paris (= tous à la pizzeria).

Ci-dessous les illustrations de ce D-Day :

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Les GI enfermés dans les barges, attendant l'approche du rivage.

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Les GI déterrant les mines à mains nues.

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Le régiment au complet devant la tombe du soldat ensablé.

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Le commandement britannique, adossé au bunker, juste après l'assaut.

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Le Général Eisenhower

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Les GI les plus courageux furent récompensés pour avoir renforcé les tranchées

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Les soldats endormis dans la carlingue, après 9 heures de combat harassant.

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La Reine Elisabeth II (âgée de 18 ans au moment du D-Day) se remet de ce jour historique pour tout le peuple britannique

Publié dans histoires de famille

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sissi 25/06/2014 22:45

merci j’adore ! tu devrais écrire des sketch sérieux!

GrisBonheurs 23/06/2014 09:50


MDR ! merci pour le sourire que tu m'as apporté !